23 avril 2018 Papeteries de Vizille

La visite s’inscrit en complément des actions « Béton 2017 » menées par l’Aphid en 2017, année du bicentenaire du rapport de Louis Vicat qui est à l’origine de l’industrie cimentière française : (conférences, documents Idha, participation au Séminaire Icomos, visite de la Cimenterie Vicat à Montalieu-Vercieu.
Les Papeteries de Vizille, fondées à Vizille au XVIe siècle, appartiennent au groupe Vicat depuis 1984. Actuellement, avec170 salariés, elles développent deux activités principales :
– la fabrication et la commercialisation de différentes gammes de papier : papiers de cuisson, papiers sécurisés, papiers pour le contact alimentaire.
-la fabrication et la commercialisation de papiers de sacs et de sacs adaptés à des besoins spécifiques et exigeants qui vont des sacs pour expédition et vente de ciments, farines et autres matériaux, aux sacs personnalisés pour le commerce de luxe.
Accueillis par M Thierry Meilland-Rey, Directeur Industrie Minérale qui a présenté le groupe Vicat et l’usine de Vizille, nous avons écouté M David Darmon, Directeur Général de l’entreprise, qui a présenté les divers produits élaborés à partir des 5000 t par an de papier fabriqué à Vizille : papier alimentaire, de sécurité, de papier pour joints de plaques, papiers décors. Il a insisté sur l’indispensable présence de la société aux salons internationaux où s’affronte les concurrents mondiaux du secteur.
Nous avons ensuite visité l’usine où l’unique machine met en forme toutes les gammes de papiers à partir de pâte à papier achetée, les halls où les papiers sont traités, décorés, contrôlés, ainsi que la sacherie.

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Février 2018 Exposition « Lumière, le cinéma inventé » au Musée des Confluences à Lyon

De l’autochrome au cinématographe, l’épopée technique, artistique et industrielle des frères Lumière, c’est ce que retrace cette superbe exposition temporaire au Musée des Confluences à Lyon, que nous avons visitée le 8 février 2018.
L’exposition retrace l’histoire du cinéma à partir des premiers appareils (kinétographes, kinétoscopes) mis au point pour visionner les images, puis les premières suites de prises de vues, puis les premiers films réalisés par divers inventeurs (WKL Dickson, Th Edison…).
L’exposition se focalise sur l’invention des frères Lumière qui, les premiers, ont réussi à projeter des films photographiques sur grand écran (1895). Ainsi, elle fait découvrir leur document sur la sortie d’usine d’ouvrières et ouvriers ; la salle de leur première projection publique payante, à Paris, est reconstituée. Elle fait aussi remarquer l’apport significatif des frères Lumière dans le domaine de la photo couleur, à partir des plaques de verre « autochrome », qu’il considère comme sa plus originale invention. De magnifiques images sur ces plaques illustrent l’évolution de la finesse des images et des nuances obtenues grâce à l’emploi de divers supports pour filtrer la lumière, dont le meilleur est la fécule de pomme de terre.
Enfin l’expo retrace les débuts de l’industrie cinématographique, soulignant le rôle majeur qu’ont joué les frères lumière et de C Pathé à son essor.

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Lumiere plaque maquette de l’usine

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Lumiere photo couleur

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18 octobre 2018, visite commentée de la distillerie Charles Meunier & Succeseurs

Distillerie Charles Meunier & Successeurs.
Visite des lieux de production par la gérante, et Éric, distillateur de métier,
racontée par Aurélie, nouvelle Aphidienne qui a suivi la visite.

L’art délicat de la distillation résulte de principes scientifiques au départ. Cependant, il met à l’épreuve bien d’autres aptitudes. Car la distillation est résolument un métier d’artisan : le distillateur doit savoir user de tous ses sens, bien plus que de principes théoriques.

D’abord, l’arôme des plantes.
Le premier des sens sollicité lors de la visite est l’odorat. Nous pouvons dès l’entrée sentir le délicat parfum de plantes remué par les distillateurs. Puis nous entrevoyons quelques aspects du monde secret des plantes qui donnent leur arome aux liqueurs de Meunier
Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799), né et mort à Conches, près de Genève, est un physicien, géologue et naturaliste genevois considéré comme l’un des fondateurs de l’alpinisme. Ses recherches eurent notamment pour cadre les Alpes, et plus particulièrement le massif du Mont-Blanc. Il est au plus près des plantes et des montagnes, en particulier des plants de génépi.
Le terme génépi désigne différentes espèces d’armoises du genre Artemisia (famille des Astéracées) que l’on rencontre exclusivement en montagne (mais qui compte aussi des espèces de plaine, en particulier l’absinthe). La plante pousse dans les Alpes et dans la cordillère des Andes (en particulier dans des massifs de Bolivie), sur les moraines et autres monticules de pierres, entre 2 500 et 3 200 mètres d’altitude.
Le terme désigne aussi la liqueur obtenue par macération alcoolique des parties aériennes de la plante.

De nos jours la distillerie Meunier fait appel à une herboristerie qui prépare les plantes pour ses différentes recettes et les livre prêtes à l’emploi à la distillerie. Les plantes sélectionnées sont celles qui sont le plus parfumées, qui viennent de l’Europe et d’Afrique du Nord.

Puis, la place de Meunier dans l’histoire des spiritueux dauphinois.
En 1809, quand le liquoriste Meunier s’installe, le Dauphiné est terroir des distilleries. Barthélémy Rocher fabrique des eaux-de-vie et liqueurs de fruits à La Côte-Saint-André (Isère) depuis 1705. Mathieu Teisseire élabore divers sirops et liqueurs à Grenoble depuis 1720, en particulier son fameux Ratafia de cerise. Cette liqueur, spécialité dauphinoise, tire son nom de la cerise ratafia, essentiellement produite autour de Saint-Hilaire-du-Rosier de la taille d’une griotte, de couleur noire, ronde et fruitée, aux arômes fins et prononcés. Dans sa pharmacie, le monastère de la Grande-Chartreuse près de Grenoble, produit l’Élixir Végétal de la Grande Chartreuse très renommé ; sa recette originale nécessite 130 plantes et titre 69° d’alcool. Claude Brun a inventé le China-China (1808) puis fondé la distillerie Brun-Pérod Cie en 1817, à Voiron.

La distillerie créée par Charles Meunier à Voiron se spécialise dans la distillation de plantes et notamment du Génépi. Elle déménage en 1984 à La Buisse (Pays Voironnais), puis en 1991 à Saint-Quentin-Sur-Isère, au pied du Vercors.

L’histoire de la distillerie, c’est aussi la grande saga des Meunier
Charles, le fondateur
Entre la date la naissance de la distillerie et 1821, Charles Meunier met au point un assemblage d’esprit de plantes dont l’élément principal est le génépi, et parvient à fixer les formules originales de la liqueur basée sur l’Artemisia Mutellina qui est très parfumée. Ses 4 premiers produits sont au-delà de 55°-65° d’alcool, aujourd’hui interdits à la vente.

Jeanne, épouse et successeur
En 1810, Charles MEUNIER épouse Jeanne-Amable Toscan du Plantier qui jouera un rôle déterminant dans la mise au point des liqueurs et le développement de la distillerie. Elle fut la talentueuse interprète de 3 grandes liqueurs dauphinoises – China-China, liqueur d’oranges amères, Ratafia, liqueur de cerises, Grand Olan, liqueur de 23 plantes – auxquelles elle ajoutât sa touche personnelle et pour féminiser ces produits elle sucre et baisse le degré d’alcool. Lorsque la communauté des Chartreux est dispersée par les événements politiques, Jeanne-Amable Toscan du Plantier héberge quelques-uns des moines qui lui donnent une de leur recette. Il s’ensuit un long contentieux, et la distillerie Meunier modifiera sa recette pour permettre aux 2 produits d’exister simultanément.
Charles et Jeanne eurent 10 enfants, les fils travaillant à la distillerie, les filles à la vente dans les boutiques. A la mort de Charles, l’entreprise devient A. MEUNIER mère & Fils.
Puis Henri MEUNIER Fils à partir de 1880.
Henri, petit-fils de Charles, fut l’initiateur de nouveaux procédés et standards de qualité. Il fait des recherches sur l’infusion et étend la gamme de produits qui sont régulièrement primés depuis, notamment aux expositions universelles de Paris en 1886, ou encore à Bruxelles ou à Melbourne.
Henri MEUNIER Fils revend la distillerie à la famille Barbe peu avant son décès, famille qui n’a aucun lien avec la famille Meunier, et qui n’en n’est plus propriétaire depuis 1975.

La salle des plantes
Les sens sollicités lors de la suite de cette visite sont la vue puis le toucher. Sentir les plantes de Verveine, Hysope, Sarriette, Romarin, dans de grands sacs, les frotter rapidement et fort entre les paumes des mains jusqu’à ce qu’un délicat parfum fleuri s’exhale de la plante.
Le génépi utilisé dans la distillerie Meunier vient des Alpes Italiennes ; en France il est interdit aux particuliers d’en cueillir plus que 4 grammes par jour par personne.

Ces plantes sont mises à macérer ou à infuser dans de l’alcool pour lui communiquer son arôme. Meunier prépare 90% des produits à partir d’alcool neutre obtenu par fermentation du jus de betterave ou de substrats betteraviers. Rarement, la distillerie utilise l’alcool de Grains, qui donne du gras et augmente la longueur en bouche. Il est produit par Tereos, groupe coopératif sucrier français de dimension internationale (siège administratif au 11 Rue Pasteur, 02390 Origny-Sainte-Benoite).

L’Alambic STUPFLER et la distillation (latin distillare= »tomber goutte à goutte ») dans l’alambic (de l’arabe al-ambic= »vase à distiller ») :
L’appareil se compose du chaudron, de la colonne de rectification et du condensateur contenant le serpentin. Les éléments sont en cuivre, métal bon conducteur de la chaleur qui permet d’éliminer certains composés sulfureux, sous-produits de la distillation. Ses propriétés sont utilisées au mieux par la forme des éléments qui maximise son contact avec le distillat.
C’est le chaudronnier Jean-Louis Stupfler (114-116 Avenue Alexis Capelle, 33130 Bègles) qui l’a fabriqué en 1991, dans la région de Bordeaux, sur commande de la distillerie Meunier (17 à 24 mois d’attente). Il est le directeur d’ALAMBICS STUPFLER®, compagnie fondée en 1925 par son grand-père, spécialisée dans les alambics de très haut de gamme. Jean-Louis Stupfler a fait évoluer le traditionnel alambic charentais en le dotant d’une colonne de rectification munie de plateaux constitués de paniers finement alvéolés. Elle permet de distiller rapidement, d’extraire tous les alcools de cœur (70 à 90 %) et des alcools plus ronds, de meilleure qualité, ne nécessitant pas ou peu de vieillissement. On peut contrôler la chaleur par la quantité d’eau admise dans la colonne et créer ainsi, une multitude de plateaux virtuels.
Éric nous explique que le nettoyage se fait par renversement et qu’il faut ouvrir les vannes aux moments adéquats car l’alambic implose s’il y a trop de pression dans la colonne de rectification.

La distillation
La distillation sépare l’alcool éthylique de l’eau par chauffage entre les températures d’ébullition de l’alcool (78,5° C) et de l’eau (100° C).
Au départ le moût – suc des végétaux obtenu par pressurage de macération ou infusion de végétaux ou bien d’extraits de végétaux, destiné à la fermentation alcoolique – est mis à bouillir dans le chaudron coiffé d’un tuyau qui se termine dans un condensateur. La vapeur, plus riche en alcool, plus volatil, monte dans le condenseur où elle se concentre pour donner un distillat – alcoolat, dans le cas des liqueurs – titrant aux alentours de 70% à 80%. L’opération dure 7 à 10 heures. 100 litres d’alcool pur, utilisé pour préparer le moût, donnent 85 à 90 litres de produit fini après distillation.

Stockage, filtration, mise en bouteille dans la chaine de production.
Après distillation, la liqueur est élaborée par assemblage d’alcoolats, de macérations et de sucre (Sucre Semoule Tamisé « à pâtisser » de la marque « CristalCo PRO*** », haut de gamme de la qualité N°2 définie par la réglementation de l’Union Européenne. Il est, grâce à sa grande régularité et sa finesse, le produit utilisé traditionnellement par les artisans et industriels. Cristalco l’extrait de végétaux divers : betteraves, sucre de canne et édulcorants d’origine naturelle).

La liqueur est ensuite stockée en futs, où elle vieillit de 1 à 15 ans : Génépi Cognac, Génépi Hors d’Âge, Génépi Sec, Eau de Noix, Bicentenaire, etc.
Les fûts d’une contenance de 250 et 300 Litres, sont en bois, ici en chêne américain, ce qui apporte un côté douceur dans le produit fini. Les uns sont fabriqués par la Tonnellerie Magreñan. (Tonelería Magreñan, S.L.U. Avda. del Ebro s/n – 26540 Alfaro (La Rioja) – España). Les autres viennent de la Tonnellerie Bouyoud, (Route Nationale 92 – 38160 Saint Sauveur, FRANCE). Créée en 1905, depuis plus de 4 générations, elle est intégrée depuis 1996 dans le Groupe François Frères ; de nos jours, elle répare plus qu’elle ne produit.
Pour éliminer les dépôts divers, tels que le tanin, après stockage, les liqueurs sont filtrées par forçage sous pression à travers une multitude de fines plaques de coton. Puis elles sont mises en bouteille.
Comme la plupart des opérations, la finition – bouchonnage, cirage, étiquetage – est faite manuellement.

La distillerie Meunier est une entreprise artisanale ; sur ses 13 salariés, 5 personnes dont Éric le Maître Distillateur, assurent une production d’environ 320 000 bouteilles à l’année (1000 à 3000 bouteilles par jour) de tous produits et toutes gammes confondus. Les produits sont écoulés surtout en région, dans les stations d’altitude en particulier.

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23 Novembre 2017 Visite des Jardins de l’Innovation sur le site d’Orange Labs à Meylan

Espace M2M

Orange Labs, dont l’activité a débuté en 1991, abrite désormais les Jardins de l’Innovation, 28 av du Vieux Chêne à Meylan (Inovallée). Orange Labs est installé dans les bâtiments précédemment occupés par le Centre de Microélectronique du Centre National d’Etudes des Télécommunications (CNET). Cet ensemble, construit en 1979-80 et alors baptisé le Centre Norbert Ségard, la disposition des bâtiments figure un cristal de silicium.
Nous avons été accueillis par Elise Moussy qui, avec ses collaborateurs, avait préparé une conférence particulièrement bien illustrée, accompagnée de démonstrations à l’appui des matériels innovants réalisés sur le site.
En préalable, la projection d’un film sur l’histoire de France-Télécom- Orange, a permis de prendre connaissance de l’évolution de l’entreprise.
Nous avons ensuite découvert successivement :
-l’Internet des objets, au travers de la démonstration « Pop’s », petit module qui, par le web, met en relation les personnes avec les objets ou les objets entre eux. Il s’agit d’objets du quotidien mais également de machines et d’applications professionnelles : bracelet de suivi d’activité physique, compteur électrique, balance dans une salle de bain, voiture, thermostat d’une maison… Ces divers objets, dotés de puces électroniques et de connectivité, sont désormais en mesure de communiquer des données en temps réel.
– Le réseau LoRa et notamment :
Le Big Data permet la gestion de services à partir de la géolocalisation ou du comptage d’objets ou de personnes : location de véhicules en libre-service, disponibilités sur parking, gestion de flux pour le bâtiment…, de mesures de niveaux : vidange de containers d’ordures ménagère, salage de voies piétonnes…
Les Gestes d’Orange. Application Smartphone (Brevet unique) qui illustre comment l’intelligence technologique est mise au service des utilisateurs Orange : raccourcis gestuels dont plusieurs participants ont testé l’application en dessinant d’un doigt une lettre sur un écran de smartphone.

6 octobre 2017 Visite d’Aquapole, Fontanil-Cornillon

6 octobre 2017
Visite d’Aquapole, Fontanil-Cornillon
Sous la conduite de M Etienne Leclerc, Directeur d’Aquapole, nous avons découvert les installations et les procédés mis en œuvre par Grenoble Alpes Métropole pour l’extension et la modernisation des filières de traitement des eaux usées et des nuisances olfactives.
De la station d’épuration à l’unité de traitement d’Aquapole.
Mise en service en 1989, la station d’épuration, située sur la commune de Fontanil Cornillon, entre l’Isère et l’autoroute A 49, traitait les eaux usées des communes de la Metro.
En 2010, un plan de modernisation destiné à améliorer la dépollution des eaux a été élaboré sur la base des traitements suivant :
-l’élimination de l’azote organique et ammoniacal.
-la couverture et la désodorisation des bassins.
-la méthanisation des boues.
-et par la valorisation du biogaz produit par ce procédé.
Les travaux ont représenté un investissement cumul é de 50M€
Quelques chiffres (2015)
-85millions de m3 annuels d’eaux usagées (eaux pluviales et eaux industrielles de 450000 habitants.
-9000tonnes de boues traitées par an.
-1800km de canalisation, 132 stations d’épuration et de relèvement.
-55 communes raccordées représentant 475318 habitants.
Les effectifs
29 agents travaillent à la station d’Aquapole auxquels il faut ajouter sur le terrain 53 agents, 6 techniciens et 3 contrôleurs de travaux.
Les innovations énergétiques
– La méthanisation : les eaux épurées de la station sont aptes à être rejetées dans l’Isère grâce à l’incinération des boues issues du traitement des eaux usées. Sont ainsi produits 10000m3/jour
– La valorisation du biogaz : la méthanisation des boues produit du biogaz qui est transformé en biométhane par une unité d’épuration. Le biométhane est alors dirigé vers un poste d’injection qui permet de contrôler sa qualité avant d’être injecté dans le réseau de gaz nature.

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15 juin 2017 Journée Montalieu-Vercieu

15 juin 2017
Journée Montalieu-Vercieu
Maison de la Pierre au Ciment et Cimenterie VICAT
En 1817, nait dans l’esprit de Louis Vicat, polytechnicien, jeune ingénieur des Ponts et Chaussées, l’idée d’une « chaux factice » appelée par la suite, « ciment artificiel ».
Notre département est depuis l’origine, un des premiers fabricants de ciment artificiel et demeure, grâce à plusieurs sites, un des principaux producteurs de ce matériau.
L’histoire du matériau et de son exploitation est bien illustrée par la visite de deux établissements situés sur la commune de Montalieu-Vercieu :
– La Maison de la Pierre au Ciment
– La cimenterie Vicat, site emblématique du groupe Vicat
La Cimenterie Vicat
Accompagnés à proximité immédiate des principales installations du procédé de fabrication, nous avons découvert, sous la conduite d’un salarié de l’encadrement, l’impressionnant hall de stockage, le broyage de la pierre à ciment, le four rotatif qui la transforme en clinker, le broyage du mélange clinker et additifs qui forme le ciment, et enfin le stockage et l’ensachage du ciment, la palettisation, et les expéditions, sans omettre la salle de contrôle de l’ensemble des opérations qui permettent à 90 salariés de produire 2 millions de tonnes de ciment par an.
Cette visite complétait la visite de :
La maison de la Pierre et du Ciment
La Maison de la Pierre au Ciment retrace l’histoire des carrières de Montalieu-Vercieu, au cœur d’un bassin d’extraction et de taille de la pierre, lequel connut, un essor remarquable au XIXème siècle. A ce jour, une douzaine d’entreprises perpétuent cette activité.
Après une salle consacrée aux ressources géologiques locales, nous avons découvert la filière « pierre », de l’extraction au produit fini, ainsi que l’espace Louis Vicat qui retrace l’invention du ciment artificiel par Louis Vicat.
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20 avril 2017, visites à Cluses

Cluses, Haute Savoie, Vallée de l’Arve
Décolletage, horlogerie
20 avril 2017, visites à Cluses, par 23 participants du:
-Centre Technique des industries mécaniques et du décolletage (CETIM-ctdec)
et
-Musée de l’Horlogerie et du Décolletage.

Centre Technique des industries mécaniques et du décolletage (CETIM-Ctdec www.ctdec.com)
Le Cetim-Ctdec est implanté à Cluses en Haute-Savoie, au cœur de la Vallée de l’Arve où se concentre plus de 2/3 des entreprises, en général de sous-traitance, travaillant dans les domaines de la mécanique de précision et du décolletage.
Sa mission première est de promouvoir le progrès des techniques, participer à l’amélioration de la productivité et à la garantie de la qualité dans les industries aérauliques et thermiques. Pour la remplir, il dispose d’équipements à la pointe de la technique, qui lui permettent d’organiser des formations pour renforcer les compétences des salariés (15 nouveaux stages en 2017) ; il dispose aussi d’un laboratoire qui procède notamment à des analyses mécaniques, chimiques, et de corrosion. Il
Acteur national dans l’industrie du décolletage et de la mécanique, le Cetim-Ctdec emploie aujourd’hui près de 60 collaborateurs sur son site de Cluses.

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Le musée de l’Horlogerie et du Décolletage
Initié à l’aube du XXème siècle par l’Ecole Nationale d’Horlogerie de Cluses, le musée avait une double vocation : collectionner d’anciens instruments de mesure du temps (la plus ancienne pièce date du XVIe siècle) et conserver la mémoire de l’industrie locale.
Parmi les différents produits réunis dans ce lieu de culture trop méconnu des spécialistes se trouvent présentés, en plus des montres de toutes époques, différents outils industriels servant à la fabrication de composants horlogers, mais également de nombreux mécanismes d’école permettant d’expliquer fonctionnement des échappements mis au point pour les montres à différentes époques. Le premier thème aborde la mesure du temps et la recherche de la précision à travers l’histoire, le second permet la présentation des techniques horlogères, une évolution de l’artisanat à la mécatronique.

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9 novembre 2016, journée d’hiver à St Pierre de Chartreuse.

En ce 9 novembre 2016, les visites de la société Raidlight/Vertical et de la ferme de Brévardière à St Pierre de Chartreuse se sont effectuées dans des conditions atmosphériques très difficiles ; une forte chute de neige rendait l’accès très délicat à ces sites, les routes n’étant pas dégagées.
Quelques « aphidiens » ont pu cependant visiter la société Raidlight/Vertical qui conçoit et commercialise des vêtements et du matériel dédiés à la pratique du trail et de la course à pied.
Raphaël ROSSET, responsable du magasin a présenté les deux marques, l’histoire de la société, la création et la conception des produits. Puis, nous avons visité l’atelier de découpe laser des tissus spéciaux, de flocage et d’assemblage ainsi que le pôle Recherche et Développement. Nous avons ensuite découvert la « station trail » mise en place dans les locaux de l’entreprise, qui comprend 4 ateliers spécifiques à l’intention des pratiquants de ce sport qui se développe très rapidement dans toutes les stations de montagne et également dans le sud de Paris (à noter un projet en cours dans le Pas de Calais). 27 stations existent actuellement en France et en Europe.
L’accès à la Ferme de Brévardière, à St Hugues de Chartreuse a été très difficile en raison de l’enneigement. Nous avons été accueillis par les propriétaires de la « safranière » qui s’étend sur 1000m2 où sont plantés 10.000 plans de « crocus sativus » qui peuvent donner 100.000 fleurs, soit environ 500 à 600gr de safran. Nous n’avons malheureusement pas pu nous y rendre mais nous avons eu beaucoup d’explications des propriétaires exploitants qui nous avaient préparé un excellent repas où était intégrée cette épice.
La cueillette du safran, qui ne peut être que manuelle, débute en général le 1er octobre. Elle est quotidienne jusqu’aux premières neiges. Les fleurs sont alors émondées : on retire les 3 stigmates qui composent le pistil de la fleur ; pour obtenir 1 gr de safran il faut environ 150 à 200 fleurs
Les produits dérivés, en vente à la ferme, sont des boites de 1 gr ou des dosettes de 0,3 et 0,5 gr, du sirop de safran, du sel parfumé au safran, des confitures et gelées.
La ferme de Brévardière est également une table d’hôtes appréciée.
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Visite de l’Usine Ferropem des Clavaux & Et de l’exposition de l’ARTelier d’Uriage

Visite de l’Usine Ferropem des Clavaux &
Et de l’exposition de l’ARTelier d’Uriage

A l’invitation de Ferropem, unité du groupe Ferroatlantica,
et de l’ARTelier d’Uriage, Regroupement d’artistes peintres, graveurs et photographes,
quelques membres de l’Aphid ont revisité l’usine de production de silicium des Clavaux, à Gavet et l’exposition des œuvres inspirées par les activités métallurgiques du site aux artistes de l’Artelier d’Uriage.
L’usine, née à la fin du XIXe siècle, produit du ferrosilicium à partir des années 1910. Aujourd’hui, les progrès techniques réalisés au fil du temps et le savoir-faire acquis font du site le plus performant du groupe Ferroantlantica qui l’exploite. A l’histoire du site, résumée dans Industries en Dauphiné, d’hier à aujourd’hui, n°3, mars 2012, il faut ajouter que la production annuelle se déroule maintenant sur 12 mois, fournit 35000T de silicium et trouve des débouchés rémunérateurs nouveaux aux poussières de silice qui enfumaient autrefois la vallée de la Romanche.
Les opérations de métallurgie lourde à haute température effectuées dans cette unité, qui peut apparaitre vieillotte au non-initié, alors que ses équipements sont régulièrement renouvelés, a inspiré des artistes de l’ARTelier d’Uriage. La cinquantaine d’œuvres toutes techniques et les trois livrets sur l’industrie du silicium dans la vallée de la Romanche qu’ils ont créés étaient présentés dans l’usine FerroPem, lors de la journée Portes Ouvertes. Des œuvres très originales qui font partie de l’ensemble réalisé dans le cadre du projet « Une vallée, une usine, des artistes ». Ceux qui n’ont pu profiter de l’Exposition retrouvent les œuvres sur artelier.wixsite.com

12 octobre 2016 : Visite de Presi 11 rue du Vercors, Eybens

12 octobre 2016, visite de Presi
11 rue du Vercors, Eybens
Le 12 octobre 2016, pour la première visite de l’année 2016/2017, 14 adhérents de l’Aphid ont visité, sous la conduite d’Hervé Mazoyer, Directeur Général, l’établissement tout récent dans lequel Presi vient de s’installer à Eybens. Les locaux ont été construits sur un site précédemment occupé par Cegelec ; ils sont beaucoup plus vastes que ceux qu’occupait précédemment la société à Brié et Angonnes, très adaptés aux étapes diverses des fabrications, conçus dans le souci de ménager le bien-être au travail et prévus pour permettre des agrandissements.
Presi produit la panoplie d’équipements de préparation de matériaux (métalliques et minéraux en particulier), pour le contrôle de leur structure, ainsi que quelques-uns des appareils destinés à ce contrôle (microscopes, microduremètres…). Son activité couvre le domaine plus connu sous le vocable de métallographie. L’entreprise conçoit les machines et la plupart des produits consommés par leur mise en œuvre (outils et produits abrasifs) ; elle monte les équipements à partir de pièces en partie fabriquées sur place, en partie sous-traitées ; elle crée et produit la plupart des consommables qu’elle conditionne et développe des logiciels adaptés à une automatisation de l’usage de ses appareils.
Présente sur les marchés de l’automobile, l’aéronautique, le nucléaire, les laboratoires de recherche, Presi se lance dans le secteur de la pétrographie ; toutefois, elle reste spécialisée dans le secteur de l’horlogerie, en particulier de luxe qui est à l’origine de ses débuts. Sa clientèle apprécie le service d’assistance technique qu’elle assure tant pour la mise au point de méthodes de préparation que pour la gestion des équipements et consommables.
Une entreprise dynamique ! Dommage que la région la connaisse peut-être moins que l’Asie (avec de grandes et petites sociétés clientes en Inde, Chine, Corée du Sud), et de façon plus large l’étranger, où des filiales en Suisse, en Allemagne, en Chine la représente.
Pour découvrir son histoire « Presi, de l’artisanat familial…à la PME qui exporte », dans « Industries en Dauphiné, d’hier à aujourd’hui », n°9, mars 2015, éditeur Aphid

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