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12 octobre 2016 : Visite de Presi 11 rue du Vercors, Eybens

12 octobre 2016, visite de Presi
11 rue du Vercors, Eybens
Le 12 octobre 2016, pour la première visite de l’année 2016/2017, 14 adhérents de l’Aphid ont visité, sous la conduite d’Hervé Mazoyer, Directeur Général, l’établissement tout récent dans lequel Presi vient de s’installer à Eybens. Les locaux ont été construits sur un site précédemment occupé par Cegelec ; ils sont beaucoup plus vastes que ceux qu’occupait précédemment la société à Brié et Angonnes, très adaptés aux étapes diverses des fabrications, conçus dans le souci de ménager le bien-être au travail et prévus pour permettre des agrandissements.
Presi produit la panoplie d’équipements de préparation de matériaux (métalliques et minéraux en particulier), pour le contrôle de leur structure, ainsi que quelques-uns des appareils destinés à ce contrôle (microscopes, microduremètres…). Son activité couvre le domaine plus connu sous le vocable de métallographie. L’entreprise conçoit les machines et la plupart des produits consommés par leur mise en œuvre (outils et produits abrasifs) ; elle monte les équipements à partir de pièces en partie fabriquées sur place, en partie sous-traitées ; elle crée et produit la plupart des consommables qu’elle conditionne et développe des logiciels adaptés à une automatisation de l’usage de ses appareils.
Présente sur les marchés de l’automobile, l’aéronautique, le nucléaire, les laboratoires de recherche, Presi se lance dans le secteur de la pétrographie ; toutefois, elle reste spécialisée dans le secteur de l’horlogerie, en particulier de luxe qui est à l’origine de ses débuts. Sa clientèle apprécie le service d’assistance technique qu’elle assure tant pour la mise au point de méthodes de préparation que pour la gestion des équipements et consommables.
Une entreprise dynamique ! Dommage que la région la connaisse peut-être moins que l’Asie (avec de grandes et petites sociétés clientes en Inde, Chine, Corée du Sud), et de façon plus large l’étranger, où des filiales en Suisse, en Allemagne, en Chine la représente.
Pour découvrir son histoire « Presi, de l’artisanat familial…à la PME qui exporte », dans « Industries en Dauphiné, d’hier à aujourd’hui », n°9, mars 2015, éditeur Aphid

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26 mai 2016 : La plateforme CORIOLIS

Laboratoire des Ecoulements Géophysiques et Industriels (LEGI)
Visite sous la conduite de Samuel Viboud, Responsable technique de la plateforme (20 participants)

La force de CORIOLIS – ainsi nommée parce que mise en lumière par Gustave Coriolis en 1835 – dévie la trajectoire d’un objet en mouvement à la surface d’un objet en rotation. Sur terre, cette force s’applique à tout corps en mouvement, par suite de la rotation de la terre autour de l’axe des pôles. Elle agit en particulier sur les masses d’air et d’eau et notamment sur les dépressions et dans les anticyclones, ainsi que sur le sens

L’équipement

Une première plateforme avait été installée en 1960 au CEA de Grenoble à la demande d’EDF qui voulait modéliser à l’échelle 1/50000 les courants et les déplacements des sédiments dans la Manche, en vue d’un projet d’implantation d’usines marémotrices. Elle a permis de représenter l’effet de la rotation terrestre sur les marées dans la Manche, en tenant compte de la topographie des fonds marins. Puis, de façon plus large, elle a contribué à produire des outils de modélisation numérique des marées et à dresser la cartographie des courants océaniques.
Dans les années 1990, les aménagements de l’avenue des Martyrs à Grenoble prévus pour l’extension de la ligne de tram B ont entrainé la destruction de la plateforme, proche du chantier. L’avancée des techniques de simulation numérique rendaient alors obsolète l’utilisation de la plate-forme pour prédire les marées à l’échelle du globe, mais avait amorcé au LEGI un programme d’étude en océanographie opérationnelle. Aussi, un nouvel équipement, opérationnel depuis 2014, a été implanté au LEGI (campus de Saint Martin d’Hères), grâce à l’apport financier du CNRS.
Construite sur le modèle initial, mais avec des performances sont améliorées, la plateforme, posée sur un rail de 20 galets, mesure 13m de diamètre. Elle peut atteindre une vitesse de rotation d’un tour toutes les 20 secondes. Son poids en pleine charge est de 350 tonnes.
Elle est actuellement un instrument de recherches fondamentales en dynamique des fluides géophysiques, en particulier d’étude d’écoulement de fluides stratifiés. Ces fluides sont de solutions salines de différentes concentrations, préparées et stockées dans de grandes cuves implantées à côté de la plateforme.
Les chercheurs de tous pays viennent réaliser des expériences à grande échelle sur cette installation unique

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Mercredi 27 avril 2016 : visites de la Tournerie Mayet à Sainte-Eulalie-en- Royans et des vestiges des anciens moulins de Pont en Royans

La journée passée dans le Vercors et plus particulièrement dans le Royans, à Pont en Royans, Isère et à Sainte-Eulalie- en- Royans, Drome, a pour caractéristique la découverte du détail, que ce soit en visitant la Tournerie Mayet ou en découvrant les traces des anciens Moulins de Pont en Royans, ces deux lieux géographiques appartenant à deux départements différents et n’étant séparés que par un pont qui enjambe la Vernaison, un autre détail caractéristique.

La Tournerie Mayet : le site, la friche industrielle, la production.

Cette usine de tournerie sur bois, au pied du Vercors, dans un site surprenant, à proximité immédiate de la Vernaison qui se jette dans la Bourne, est une usine hydraulique créée en 1898, fabriquant une multitude d’objets tournés en bois, où ont travaillé 120 ouvriers dans les années 1920-1930. Elle a fermé ses portes en 1986.
Actuellement, les membres proches de la famille du dernier dirigeant sont très attachés à cette ancienne entreprise. Ils nous ont accueilli et présenté au Président de l’association « Pont Patrimoine » qui nous a guidés tout au long de cette journée.
En pénétrant dans le premier étage du bâtiment nous avons découvert tous les postes de travail qui ont été restaurés par les membres de l’association et dont certains sont encore en état de marche. Toutes les étapes de la fabrication de ces objets ont été décrites, depuis le sciage jusqu’à l’expédition. Nous avons assisté à la fabrication d’une petite coupe en bois, un des objets fabriqués parmi la centaine qui étaient expédiés régulièrement, du plus simple : la cuillère en bois, au plus insolite : le billot à poussins.
Le bureau du Directeur de l’usine est conservé en excellent état avec tout son équipement d’époque.

Les traces des moulins de Pont en Royans

Du moulin du prieuré, cité en 1259, à la centrale EDF de 1950, le président de l’association Pont Patrimoine, nous a amenés au bord de la Bourne, face aux « maisons suspendues » et nous a fait découvrir les lieux évoquant des moulins dont quatre comportent encore des traces, dont un avec une roue à aube horizontale. Une visite plus détaillée est possible mais uniquement lors de journées du Patrimoine car ces vestiges sont dans des propriétés privées.
Après avoir pris connaissance des images et photos qu’il nous a montrées, il a été plus facile de comprendre ce que l’on voit ou devine.

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4 novembre 2015, à Grenoble, parcours à travers des vestiges immobiliers de la ganterie

Sous la conduite d’Yves Jocteur-Montrozier, 18 participants parcourent les rues des quartiers Championnet, Aigle et Berriat, à Grenoble, à la découverte de vestiges immobiliers de la ganterie.

La ganterie, active dans la région depuis des siècles, devient une industrie à la fin du XVIIIe siècle ; elle connait près de cent ans d’âge d’or entre 1850-1950 et une renommée
internationale. A Grenoble, les gantiers d’abord installés dans le quartier Saint Laurent et au centre de la ville ancienne, investissent progressivement les quartiers nés de l’extension de la ville : la Mutualité, rue Lesdiguières, l’Aigle, jusqu’à la rue Nicolas Chorier, la place Saint Bruno, le cours Berriat etc…Le patrimoine urbain qu’ils constituent reflète l’évolution de leur industrie et aussi celle des techniques de construction ; il ne donne pourtant pas toute la mesure de l’industrie gantière de l’époque dont une partie de la production provenait du travail à domicile.

Le début du périple commence dans le quartier actuellement situé entre le Cours Jean Jaurès et la caserne de Bonne. Là, des immeubles bourgeois à caractère anonyme construits au début du XXe abritaient alors de petits ateliers. On les repère à leurs grandes fenêtres qui éclairaient le travail des ouvrières, à leur grande porte, souvent ornée d’un emblème Ganterie_rue Augereau_bd. Parfois, la porte donne sur une cour intérieure qui révèle les ailes du bâtiment ; c’est le cas de la ganterie Alexandrine.
Au passage, l’Hôtel particulier de la famille Perrin, à l’angle des rues Turenne et Allard, fait admirer son style Belle époque et ses moulures en ciment moulé.

Gagnons la zone située à l’Ouest du Cours Jean Jaurès pour y découvrir les vestiges de grandes manufactures implantées à partir du tournant du XXe siècle. Pour certaines, leurs ateliers couvraient de vastes espaces ; aujourd’hui, elles se repèrent par leur siège administratif, devenu immeuble d’habitation – tel celui de la ganterie Perrin – ou par la haute cheminée, judicieusement conservée, de la ganterie Terray. D’autres manufactures se cachaient dans de vastes bâtiments dont l’architecture de prestige signe la notoriété de la maison : Fischl, Vallier… Ganterie Fischl_bd Ganterie Perrin-ASP2G Ganterie Vallier_bd et qui sont maintenant divisés en appartements individuels. Les rues qui les entourent portent le nom de villes – New-York, Boston, Londres, Paris… – où ces ganteries avaient des magasins. Le style art déco de plusieurs des petits immeubles qui les bordent attire l’œil du passant mais sait-il que ces habitations furent construites pour héberger des familles du personnel de ces gantiers ?

Vous qui passiez sans le voir, vous avez ainsi découvert un patrimoine remarquable par son esthétique et par l’histoire industrielle qu’il illustre. Un patrimoine bien mis en valeur par l’Association de Sauvegarde et de Promotion du Gant de Grenoble.

Le 15 octobre 2015 : parcours en Pays d’Allevard

Attirés par l’histoire industrielle du Pays d’Allevard, une vingtaine d’Aphidiens ont participé à la visite des anciens sites industriels de St Pierre d’Allevard et d’Allevard sous la conduite de Dominique Voisenon, Président des Amis du musée d’Allevard et de son collègue Jean Pierre Macian. La visite, commentée en détail, a illustré, pour les participants qui connaissaient l’histoire du Pays d’Allevard – ou appris, à ceux qui la découvraient – le passé industriel de ce secteur de Belledonne.
Ce passé, le pays le doit aux activités métallurgiques alimentées par son riche minerai de fer exploité depuis le XIIe siècle grâce au bois des forêts voisines, à l’énergie de ses torrents et à un savoir-faire acquis peu à peu. Les vestiges qui le concrétisent datent essentiellement des fabrications d’aciers et d’aimants exploitées à partir du XIXe siècle.

Champ Sappey, à St Pierre d’Allevard :
Le circuit commence au pied des vestiges du plan incliné qui amenait le minerai jusqu’aux fours à griller  ; il se poursuit devant l’unique exemplaire de ces fours, bien restauré par l’association locale. Là, nous imaginons comment le minerai, une sidérite, se transformait en oxyde, puis partait par le « Tacot », soit vers les Forges d’Allevard, soit vers Le Cheylas, d’où il était acheminé jusqu’au Creusot. Le Tacot était la ligne de chemin de fer aménagée en 1874 par la société Schneider du Creusot.
Le circuit surplombe les bâtiments construits au début des années 1960 pour la fabrication d’aimants exploitée successivement par Allevard-Ugine puis Ugimag. Ces locaux succédaient à ceux établis dès 1902 par les Forges d’Allevard. Aujourd’hui ils abritent les productions d’Euromag. Après avoir longé les maisons construites pour les familles ouvrières, nous prenons la route jusqu’à Allevard.

Allevard : le déjeuner dans un restaurant du parc des Thermes nous réconforte et rappelle l’autre spécialité allevardine, toujours activement exploitée : les eaux thermales.
Vers l’usine de la Gorge : peu de traces des installations qui ont fabriqué fonte et aciers depuis des siècles le long de la vallée du Bréda. Mais en longeant le viaduc du chemin de fer (photo), mais le commentaire détaille l’histoire de cette métallurgie pratiquée par 3 générations de Barral, puis par les sociétés Charrière, Hauts Fourneaux et Forges d’Allevard, laquelle s’alliera successivement à plusieurs groupes dont Wheelabrator qui fermera le site en 1975.

Le Musée, installé dans l’ancien siège des Forges et face à l’imposante maison patronale, est la dernière étape de la visite. Parmi ses expositions permanentes, l’une illustre l’histoire de la métallurgie locale. Certains des documents et objets exposés évoquent la renommée des aciers et des pièces produites qui ont équipé des locomotives, navires de guerre, avant d’être spécialisés dans les lames de ressorts.

 

St Pierre Allevard

 

Le pied de la descenderie

Allevard

La voie du Tacot à Allevard

1er octobre 2015, découverte du Musée EDF-Hydrélec à Vaujany

Jouxtant l’une des 3 usines de l’aménagement hydroélectrique de Grand’Maison, et surplombant la retenue et le barrage qui alimente les centrales, le Musée EdF-Hydrélec nous a fait découvrir ses richesses présentées dans la nouvelle muséographie, inaugurée le 13 décembre 2015.
Nous avons parcouru les trois niveaux du musée qui offrent une surface d’exposition de 900 m2, attentifs aux commentaires de notre guide et aux réponses qu’il donnait à nos questions.
C’est d’abord un retour aux sources de l’hydroélectricité qui est présenté. L’histoire explique comment la turbine transforme en énergie mécanique l’énergie de l’eau qui la fait tourner. Elle décrit comment, depuis la « roue » inventée par Fourneyron (1832), d’autres ingénieurs – Francis (1868), Pelton (1878), Kaplan (1912) – ont conçu des équipements adaptés à tirer plus d’énergie suivant la hauteur et le débit de l’eau qui les entraine. Puis la transformation de cette énergie en électricité par le couplage de la turbine à l’alternateur est schématisée. Viennent ensuite les maquettes des différents types de barrages dont les vallées alpines offrent des exemples divers ; leur présentation par notre guide, architecte de formation, a donné une vue particulièrement intéressante des contraintes imposées par la géologie et la géographie à la construction de ces ouvrages.
Passons ensuite à la salle qui rassemble les matériels utilisés dans une centrale hydraulique : vannes, interrupteurs, coupe-circuits, appareils de mesure…qui permettent de contrôler production et circulation de l’eau et du courant. On y découvre aussi des affiches et des consignes de sécurité de sécurité du milieu du XXe siècle, et même un défibrillateur ! témoins de quelques aspects de la vie quotidienne de cette période.
Enfin, la salle des machines nous fait pénétrer dans une centrale des années 1920-1930 avec ses machines d’époque.
Bornes interactives et panneaux photographiques complètent cette visite adaptée à un large public, aussi bien de visiteurs non-initiés que de passionnés d’histoire et de patrimoine hydroélectrique. Et pour préparer la visite ou en retrouver des jalons, on va sur www.musee-edf-hydrelec.com

Hydrélec  Hydrélecalternateur

« LE SEIGNEUR DE LA ROMANCHE»

Charles-Albert KELLER, industriel et inventeur. (1874-1940)
Parution début Novembre 2015
Ouvrage édité par Vizille (les Amis de l’Histoire du Pays Vizillois)

L’AUTEUR :

Depuis une trentaine d’années, Gilles REY est passionné par l’histoire industrielle, particulièrement par celle de l’hydroélectricité et de l’électricité locale et régionale.
Il fait partie depuis sa création de l’APHID, (Association pour le Patrimoine et l’Histoire Industrielle en Dauphiné). Il est aussi membre de l’Association des « Amis de l’Histoire du Pays Vizillois », de l’association « Patrimoine d’Avenir » oeuvrant pour la sauvegarde d’une partie du patrimoine industriel de la Romanche, de « Patrimoine et Avenir en Grésivaudan » et de L’Association des « Amis du Vieux Conflans » à Albertville (Savoie).

Ingénieur INSA Lyon (1968, spécialité Génie Electrique), il a exercé son métier au service des Grenoblois au sein de la RGE, puis de la Société d’Economie Mixte Locale, Gaz et Electricité de Grenoble (GEG). Il a aussi enseigné la technique des Réseaux Electriques Industriels à l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INP), plus particulièrement à l’ENSIEG, devenue ENS3E.
Retraité depuis 2001, il a consacré l’essentiel de ses recherches à l’histoire de l’électricité et du gaz, du papier, et de l’électro-métallurgie.
Il reste très sensible à la sauvegarde de l’histoire des activités industrielles locales , et du patrimoine , y compris industriel.

L’histoire de la Romanche et de ses anciennes industries a été un de ses sujets de recherche préférés, auxquel il vient de consacrer trois années complètes.

Résumé du Livre:

L’histoire de Charles Albert KELLER commence à sa naissance en Lorraine, avec la description de son modeste milieu familial qui ne le prédisposait nullement à devenir industriel.
Sur une fratrie de quatre, il est le plus doué, le plus volontaire et le plus passionné.
Ses études le mènent vers une école technique, puis vers l’Ecole Nationale d’ingénieur des Arts et Métiers d’Angers (promotion 1890). Read more

Visite de La Chapellerie, Atelier- Musée du Chapeau 42140 Chazelles sur Lyon

Cette visite a permis à un petit groupe de découvrir, grâce à de remarquables explications de notre guide, toutes les étapes de fabrication d’un chapeau de feutre à partir du poil de lapin avec les machines mises en œuvre, toutes en très bon état, avec quelques démonstrations à l’appui. Tous les métiers associés ont été présentés : modiste, formier, plumassier, chapelier …
Après avoir déjeuné au restaurant installé dans l’ancienne usine Fléchet, une guide conférencière nous a conté avec passion, les 110 ans de l’histoire du site, du bâtiment architectural et de la famille Fléchet.

Du maitre Chapelier à la Société Anonyme Fléchet

Chazelles sur Lyon, dans la Loire, a été, avec Bourg de Péage, dans la Drôme, un des hauts lieux de la
chapellerie en France.
C’est en 1850 que Gabriel Fléchet, venant d’un village voisin, s’installe à Chazelles sur Lyon, ville modeste maisdéjà spécialisée dans la chapellerie. Il constitue une petite fabrique artisanale qu’il transmet à ses trois fils en 1895 qui développent la production des « cloches » en poil de lapin.
Suite au décès prématuré de ses deux frères, Benoit Fléchet transforme l’entreprise en Société Anonyme. A son décès, ses deux fils et leur cousin poursuivent l’activité, la fabrique Fléchet passant alors de 330 ouvriers en 1912 (100.000 chapeaux expédiés) à près de 600 en 1930, apogée de la chapellerie qui est devenue une fabrique de luxe. Ses concurrents sont la Sté Mossant à Bourg de Péage (Drôme), Borsalino (Italie), Stetson (USA) et Panama.
En raison des vicissitudes de la mode, la demande diminue fortement entre 1960 et 1980 et la dernière
chapellerie est fermée en 1997.

De la fabrication des « cloches » à la fabrication des chapeaux

L’art du chapelier repose sur des connaissances spécifiques qui ont abouti à la création de machines adaptées aux différentes phases du processus de fabrication.
La première machine arrive à Chazelles en 1860 ; elle permet de passer de la fabrication des « cloches », jusque-là envoyées à Lyon pour être transformées en chapeau, à celle de la réalisation des chapeaux après avoir suivi de nombreuses phases de fabrication : soufflage, bastissage, semoussage, foulage, teinture, finitions, appropriage, bichonnage et garnissage.
Le cycle de production complet nécessite une semaine.

De l’usine Fléchet à l’Atelier-Musée du Chapeau

L’ancienne usine Fléchet constitue un élément majeur du patrimoine industriel, inscrite à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1979. Construits en 1902, les bâtiments de production s’organisent autour d’une cour pavée et d’une chaufferie surmontée d’une haute cheminée en brique, véritable signal dans le paysage local.
L’ensemble présente de nombreux éléments typiques de l’architecture des usines du début du XXème siècle : ossature métallique des fenêtres, jeu de passerelles couvertes, mais également une charpente en béton, réalisation technique avant-gardiste pour l’époque. L’espace consacré aux bureaux et pièces de réception, de style art-déco, réaménagé en 1931, fut doté d’un show-room pour présenter les deux collections annuelles.
La transformation de l’usine Fléchet a débuté en 2008. Trois ans de travaux ont été nécessaires et l’ouverture de La Chapellerie Atelier-Musée du Chapeau a eu lieu le 7 avril 2013.
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Jeudi 16 avril 2015, notre journée en Matheysine

Visite très particulière ! Elle a commencé par une déambulation dans quelques galeries de la mine de La Motte d’Aveillans, longs et tortueux couloirs dans lesquels on perd tout sens de l’orientation et toute notion du temps… pour continuer dans la petite entreprise Gorgy Timing, à La Mure, qui donne l’heure à nombre d’établissements publics et privés du monde entier.

La Mine Image

Le 30 mars 1997, la mine ferme, mettant fin à plus de 200 ans d’extraction d’anthracite en matheysine, une région qui pratiquait l’exploitation artisanale du charbon depuis des siècles.
Dès 1986, l’association « Mine Image » composée notamment d’anciens mineurs, dans le souci de mettre en valeur le patrimoine minier du plateau matheysin, avait aménagé d’anciennes galeries et proposé une reconstitution des diverses techniques d’exploitation au XIXème siècle et de l’environnement des mineurs. Compte tenu du succès rencontré et face au nombre croissant de visiteurs, la Mine Image a réalisé en 2011 une extension significative des galeries visitables et du musée qui expose les outils, le matériel et les documents qui retracent l’histoire du site.
Introduction à la visite par une vidéo très pédagogique qui résume les grandes étapes de formation des filons de charbon dans cette partie des Alpes.
Puis, guidés par un fils de mineur, connaissant aussi bien le quotidien des « gueules noires » que leur métier, nous avons découvert, depuis le chevalement jusqu’au « fond », comment les galeries étaient creusées, l’anthracite extrait et remonté sur le carreau. A partir de la reconstitution de scènes typiques nous avons imaginé le mode de vie des mineurs et de leur famille : un monde bien particulier !
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Société Gorgy Timing

Cette PME familiale fut fondée en 1974 par Maurice Gorgy, actuel Président de l’entreprise et créateur de la célèbre horloge LEDI6/60 à diodes avec défilement des secondes par vague lumineuse.
Bijoutier de profession, il crée à Grenoble, en 1974, un atelier artisanal qu’il transforme peu après en une société, installée à Corps puis à La Mure.
L’entreprise conçoit, fabrique et commercialise des équipements horaires de grande précision : horloges mères, horloges digitales et analogiques pour aéroports, datation et synchronisation horaire des tours de contrôle des aéroports etc…
La réalisation de la première distribution horaire codée (code binaire spécifique 1000Hz) a été pour Radio France Paris, en 1976, afin de piloter les 1200 nouvelles horloges numériques installées dans ses services.
Les dernières innovations de cette pme de 45 personnes sont les serveurs de temps – équipement qui permet à tous les appareils connectés de recevoir le protocole NTP (Network Time Protocol) qui corrige en permanence le temps de propagation – et les centrales horaires modulaires qui garantissent une parfaite sécurité et la traçabilité des messages horaires sur grande distance.
A un savoir-faire de haute technologie, l’entreprise ajoute un souci du design ; en jouant sur les différentes sortes de LED (Diode électroluminescente) et la forme du 8, nombre magique qui génère les 9 autres, Gorgy Timing propose des affichages personnalisés….pour un temps compté de façon identique.
Une entreprise qui a bien géré ses 40 ans d’existence !
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Le 20 mars 2015 Visite des musées à Lyon

visites du Musée des Confluences et du Musée de L’Imprimerie et de le Communication graphique

Le 20 mars 2015, 17 membres de l’APHID découvraient le Musée des Confluences, puis le Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique.
Le Musée des Confluences, à l’architecture audacieuse et résolument moderne est victime de son succès depuis sa récente ouverture ; l’attente à l’ouverture fut un peu longue. Mais, une fois entrés, nous avons découvert d’abord le bâtiment, entre Ciel et Terre, avec le Cristal, espace dédié à l’entrée du public et à la circulation des visiteurs, et le Nuage, structure métallique délimitant 4 niveaux qui hébergent les salles d’exposition :
Puis un parcours rapide du niveau dédié aux expos permanentes, nous a introduits dans les 4 thèmes traités :
les ORIGINES qui abordent la question des origines de l’univers et de l’homme.
Les ESPECES : qui posent la question de la place de l’homme au sein du monde vivant.
Les SOCIETES, espace qui propose des histoires d’ici et d’ailleurs, du passé et du présent, autour des questions de la structuration des Sociétés, des échanges et de la création.
L’ETERNITE : qui évoque la place de la mort aujourd’hui, visions de l’au-delà.
Les Confluences, dont l’objectif de relier science et sociétés, étonnent par la mise en scène originale de remarquables richesses muséales. La première approche des collections a donné à tous l’envie d’une seconde
visite ; plusieurs d’entre nous sont déjà retournés au Musée des Confluences et d’autres ont prévu d’y retourner accompagnés de leur famille ou d’amis.

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Le Musée de l’imprimerie et de la communication graphique est installé dans les locaux de l’hôtel de la Couronne, édifié au milieu du XVe siècle. Cet hôtel de style gothique est situé près de l’Eglise ST Nizier, dans le quartier des imprimeurs.
Dans la ville qui fut l’une des capitales de l’imprimerie aux 15ème et 16ème siècles, le Musée offre un panorama unique de l’histoire du livre et des techniques graphiques. Il expose sur 1750 m² un patrimoine qui témoigne de l’évolution de l’imprimerie, du livre, de l’édition, de l’image, du design graphique.
Notre guide, un professionnel de l’imprimerie, nous a fait découvrir de nombreux instruments et machines
dont il a détaillé le fonctionnement depuis les premiers pas de l’imprimerie jusqu’aux procédés les plus
récents. Nous nous sommes également arrêtés devant des livres précieux des documents rares.
Si l’intérêt de cette visite se mesure par le nombre de questions posées, cette visite a été un grand succès,
nous obligeant à l’interrompre précipitamment pour rejoindre Grenoble.

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