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Visite du Haut Fourneau de Saint Vincent de Mercuze 16 octobre 2019

Le Haut Fourneau de Saint Vincent de Mercuze , haut lieu de la sidérurgie dans le Grésivaudan est un
témoin majeur de l’histoire industrielle de la région au 18 ème siècle.
Propriété de la famille de Marcieu, c’est vers 1700 qu’un haut fourneau est construit à la Combe
d’Alloix dont l’activité peut être résumée selon deux périodes.
La première période d’exploitation du fer couvre le XVIIIe siècle.
L’exploitation du fer se concentre sur le flanc occidental et plus particulièrement dans la région
d’Allevard, centre d’exploitation du fer depuis le XIe siècle. Le minerai utilisé provient des mines
exploitées dans cette région dont la concession a été accordée au marquis de Marcieu. Il est
acheminé des fosses des environs d’Allevard par voie terrestre, à dos de mulets ou par voie fluviale
grâce à un bac établi entre le Cheylas et le port de Sainte-Marie d’Alloix. Le bois provient des forêts
situées sur la commune de Saint Bernard du Touvet et à l’Aulp du Seuil. Le minerai utilisé provient
des mines exploitées
En temps de paix, ce haut fourneau alimente , sous forme de gueuses, entre autres, la fonderie de
canons de Saint Gervais, les forges d’Allevard et de Rives.
La seconde phase de l’exploitation se situe entre le 19 pluviose an II et 1838
Placé sous séquestre pendant la Révolution, le haut fourneau a été rendu à la famille de Marcieu et
remis en marche sous la direction d’un régisseur.
Entre 1812-1813, Emile Gaymard , ingénieur en chef des Mines, intervient pour la reconstruction, sur
un nouveau plan, du haut fourneau qui comprend dorénavant 3 voutes de services dont une pour la
coulée et 2 pour le travail.
En 1839, la métallurgie dauphinoise est en crise ce qui entraina une réorganisation de la fonderie en
1856-1858. Toutefois, en raison d’un tarissement des filons d’Allevard et des nouvelles conditions de
la production et du marché du fer en France, les dernières coulées ont eu lieu en 1863

The Blast Furnace of Saint Vincent de Mercuze, the Mecca of the iron and steel industry in the Grésivaudan, is a
major witness of the industrial history of the region in the 18th century.
Owned by the de Marcieu family, it was around 1700 that a blast furnace was built at La Combe.
of Alloix, whose activity can be summarized according to two periods.
The first period of iron exploitation covers the 18th century.
Iron mining was concentrated on the western flank and more particularly in the
of Allevard, centre of iron exploitation since the 11th century. The ore used comes from the mines
exploited in this region, the concession of which was granted to the Marquis de Marcieu. It is
transported from the pits in the vicinity of Allevard by land, by mule or by waterway
thanks to a ferry established between the Cheylas and the port of Sainte-Marie d’Alloix. The wood comes from the forests
located in the commune of Saint Bernard du Touvet and Aulp du Seuil. The ore used comes from
of exploited mines
In times of peace, this blast furnace feeds, in the form of sluices, among others, the foundry of
canons of Saint Gervais, the forges of Allevard and Rives.
The second phase of the operation took place between 19 rainfall year II and 1838.
Placed in receivership during the Revolution, the blast furnace was returned to the family of Marcieu and
restarted under the direction of a stage manager.
Between 1812 and 1813, Emile Gaymard , chief engineer of the Mines, intervenes for the reconstruction, on
a new blast furnace plan that now includes 3 service vaults, including one for the
casting and 2 for work.
In 1839, metallurgy in the Dauphiné region was in crisis, which led to a reorganization of the foundry in
1856-1858. However, due to a drying up of the Allevard seams and new conditions of
production and the iron market in France, the last castings took place in 1863.

Visite de la carrière VICAT de Sassenage le 22 mai 2019

Les 13 adhérents de l’APHID remercient vivement MM Thierry MEILLAND-
REY, Directeur Industrie Minérale et Pierre- Olivier BOYER, Directeur Relations
Stratégiques qui les ont accueillis et conduits sur le site de la carrière VICAT
après une présentation détaillée en salle.
La carrière VICAT de Sassenage est située sur le contrefort du Vercors, à une
altitude de 340/520m sur la commune de Sassenage. Le site d’exploitation de
roche massive (marnes et calcaires) a pour principales caractéristiques de :

  • jouxter l’agglomération grenobloise et
  • d’alimenter la cimenterie de Saint-Egrève en molécules déterminées et selon
    des procédés qui respectent l’environnement.
    On retrouve cette préoccupation en matière de technique de végétalisation de
    carrière puisque cette carrière est un site pilote dans ce domaine depuis les
    années 1990.
    La carrière a été autorisée par arrêté préfectoral (1990-2020). Son
    renouvellement, pour une durée de 30 ans, est en actuellement en cours de
    préparation.
    Quelques chiffres caractéristiques
    -superficie : 54ha
  • autorisation de production : 800000t par an
    -production annuelle : 600000 dont, pour la première phase, 70à75% de Chaux
    supérieure et 30à 25% de Moraine,
  • production quotidienne 2600t amenées à l’usine de Saint Egrève
    -concassage : taille des matériaux à l’entrée : 1,6×1,6m maximum,
    granulométrie en sortie : 0-30mm
    -stockage : 1800t de matériaux homogénéisés et 1800 t de pierres correctrices,
  • installation de traitement et halls de stockage intégrés dans un cirque artificiel
    constitué à la base du site de 700.000 t de matériaux ensemencés sur 65000m 2
    et plantés de 7000 arbres.
    Fonctionnement de la carrière : les différentes phases
  • minage adapté et contrôlé,
  • chargement à la pelle hydraulique–transport par tombereaux aux installations
    de traitement des molécules nécessaires à la fabrication du ciment – molécules
    issues des roches des différents niveaux géologiques exploités,
  • concassage : concasseur primaire à mâchoire et concasseur secondaire à
    marteau,
  • alimentation du grand hall ou du silo par convoyeurs à bande,
  • transport en sous-terrain par bande transporteuse jusqu’au téléphérique et
    passage des wagonets sur la route départementale et sur l’Isère.
    Aménagement du site
    Sur place on distingue ainsi facilement 3 zones : en exploitation, à venir,
    exploitées et végétalisées
    Les fronts de la carrière sont adossés à la vallée, ils ne sont ainsi pas visibles de
    l’extérieur. Au fur et à mesure que ces derniers avancent, les talus et carreaux
    résiduels sont reverdis, qu’ils soient définitifs ou provisoires.
    Cette carrière a été pionnière dans ce principe ainsi qu’en matière de
    végétalisation par semis hydrauliques et colloïdes avec des espèces indigènes.
    C’est ainsi que sont recrées des mosaïques de milieux avec des essences locales
    sur les contreforts du Vercors.
    Les fronts de taille ne sont pas oubliés. Dans ce souci constant d’intégration
    paysagère le groupe Vicat applique sur ces fronts un procédé de vieillissement
    de la roche qui permet de teinter cette dernière de la même couleur que les
    affleurements millénaires du massif environnant.
    Ce site est l’exemple de cohabitation intelligente entre industrie et
    environnement. L’exploitation limitée dans l’espace est suivie par un
    enrichissement de la biodiversité, flore et faune gagnent en effet en richesse
    avec l’ouverture du paysage et son aménagement.

The 13 members of APHID warmly thank MM Thierry MEILLAND-
REY, Director of the Mineral Industry and Pierre- Olivier BOYER, Relations Director
Strategies that welcomed them and led them to the VICAT quarry site.
after a detailed presentation in the auditorium.
The VICAT quarry of Sassenage is located on the foothills of the Vercors, at a
altitude of 340/520m in the commune of Sassenage. The site of exploitation of
massive rock (marl and limestone) has the main characteristics of :

adjacent to the Grenoble conurbation, and
to supply the cement plant of Saint-Egrève with specific molecules and according to
processes that respect the environment.
This concern can be found in the technique of vegetalization of
career as this quarry has been a pilot site in this field since the
1990s.
The quarry was authorized by prefectoral decree (1990-2020). Its
renewal, for a 30-year term, is currently in the process of
preparation.
Some characteristic figures
-surface area: 54ha
production authorization: 800000t per year
annual production: 600,000 of which, for the first phase, 70-75% is lime
and 30 to 25% moraine,
daily production 2600t brought to the Saint Egrève factory
-crushing: material size at the entrance: 1.6×1.6m maximum,
output grain size: 0-30mm
-storage: 1800t of homogenized material and 1800t of corrective stones,
treatment plant and storage halls integrated in an artificial circus
made up at the base of the site of 700,000 t of material sown on 65000m 2
and planted 7,000 trees.
How the quarry works: the different phases
adapted and controlled mining,
loading by excavator-transport by dumper to the facilities
treatment of the molecules necessary for the manufacture of cement – molecules
from the rocks of the different geological levels exploited,
crushing: primary jaw crusher and secondary jaw crusher.
hammer,
feeding of the large hall or silo by belt conveyors,
Underground transport by conveyor belt to the cable car, and
passage of wagons on the departmental road and on the Isère river.
Development of the site
On the spot one can easily distinguish 3 zones: in operation, to come,
exploited and vegetalized
The quarry fronts are leaning against the valley, so they are not visible from
outside. As they advance, the slopes and tiles
The residuals are reviewed, whether they are definitive or provisional.
This quarry was a pioneer in this principle as well as in the field of
revegetation by hydraulic and colloid seeding with native species.
This is how mosaics of environments are recreated with local species.
on the foothills of the Vercors.
The waist fronts are not forgotten. In this constant concern for integration
the Vicat group applies an ageing process on these fronts
of the rock, which allows it to be tinted the same colour as the
Millennia-old outcrops of the surrounding massif.
This site is an example of intelligent cohabitation between industry and
environment. Space-limited exploitation is followed by a
enrichment of biodiversity, flora and fauna are indeed becoming richer
with the openness of the landscape and its layout.

VISITE D’AMBIX Distillation 38220 VIZILLE Mercredi 6 mars 2019

Dans une zone artisanale, à l’entrée de Vizille en venant de Grenoble, se cache un atelier de production d’alcool et de liqueurs d’un autre âge car, en pénétrant dans les locaux de production, on découvre trois très anciens alambics évoquant un atelier du XIXème siècle. Deux viennent de Vizille, et datent de 1902, le troisième du Vaucluse, L’ile sur Sorgue.

C’est en fait un rêve du distillateur qui voulait, en abandonnant une carrière professionnelle assurée, renouer avec une tradition ancestrale d’un savoir- faire complexe qui donne naissance à la gnôle, l’eau de vie et la liqueur.

Les trois alambics, d’une capacité totale de 400litres fonctionnent au bois que l’exploitant débite lui-même, une fois la stère livrée.

Les fruits qui sont distillés (ils peuvent être apportés par des particuliers) , ne sont pas de limites pourvu qu’ils soient de qualité, tels que les abricots, les pommes, les poires, les prunes les raisins, les figues… ; un broyeur est bien évidemment utilisé mais pour certains fruits ((les petits)ce travail est fait à la main avec de manches en bois. Les approvisionnements proviennent pour l’essentiel de la région.

A noter que cette activité est très encadrée par le service des Douanes qui vielle à l’application stricte de la législation et de la règlementation spécifique à la production d’alcool.

Surpris par cette visite, les participants ont découvert le monde de la distillation à travers des produits artisanaux conçus selon des méthodes ancestrales, ce qui n’est pas courant au XXIeme siècle.

Avec une grande modération, ils ont pu déguster quelques alcools et liqueurs vendues par l’exploitant lors des marchés qui se déroulent dans la région en période de fêtes locales ou en été.

AMBIX Distillation VISIT

38220 VIZILLE

Wednesday, March 6, 2019

In an artisanal area, at the entrance to Vizille from Grenoble, there is a workshop for the production of alcohol and liqueurs of another age because, as you enter the production premises, you discover three very old stills evoking a 19th century workshop. Two come from Vizille, and date from 1902, the third from Vaucluse, L’ile sur Sorgue

It is in fact a dream of the distiller who wanted, by abandoning a guaranteed professional career, to revive an ancestral tradition of complex know-how that gives rise to hooch, brandy and liqueur.

The three stills, with a total capacity of 400 litres, run on wood that the operator cuts himself, once the stere is delivered.

The fruits that are distilled (they can be brought by private individuals), are not limited as long as they are of quality, such as apricots, apples, pears, plums, grapes, figs…; a crusher is obviously used but for some fruits ((small) this work is done by hand with wooden handles. Most of the supplies come from the region.

It should be noted that this activity is very much supervised by the Customs service, which has been strictly applying the legislation and regulations specific to alcohol production.

Surprised by this visit, the participants discovered the world of distillation through artisanal products designed according to ancestral methods, which is not common in the 21st century.

With great moderation, they were able to taste some of the alcohols and liqueurs sold by the operator at the markets held in the region during local holidays or in summer.

31 mai 2018 Domaine des Haute Glaces, 38710 Saint Jean d’Hérans Production de whisky

Visite passionnante et instructive sur les méthodes de production de ce whisky français, élaboré à partir des céréales cultivées sur les terres du Domaine, maltées puis distillées dans les annexes du château des Accarias, devenu ferme-distillerie. Installée dans le Trièves, au lieu-dit le Collet de Vulson, l’entreprise a fait ses premières moissons en 2009.
Le Domaine des Hautes Glaces est un des rares distillateurs qui cultive et transforme ses propres céréales dans un environnement protégé et contrôlé puisque cette jeune entreprise assure un entretien annuel doux des sols (scarification en surface pour les parcelles cultivées), sème et récolte de céréales diversifiées, certifiées agriculture biologique. Elle distille au moyen de chaudières fonctionnant avec des granulés de bois du Trièves, bénéficie d’eau naturelle de bonne pureté. Elle tire profit de son environnement agricole et naturel et transmet un savoir-faire hérité de châtelains autrefois passionnés d’alchimie.
La distillerie développe une gamme de whiskys « single malt » qui vieillissent en fût de chêne imprégnés de Cognac, vin jaune, Condrieu…
Elle a des projets de diversifications audacieux au sein d’un même territoire, tout en maintenant une production conçue dans une filière agricole biologique.

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23 avril 2018 Papeteries de Vizille

La visite s’inscrit en complément des actions « Béton 2017 » menées par l’Aphid en 2017, année du bicentenaire du rapport de Louis Vicat qui est à l’origine de l’industrie cimentière française : (conférences, documents Idha, participation au Séminaire Icomos, visite de la Cimenterie Vicat à Montalieu-Vercieu.
Les Papeteries de Vizille, fondées à Vizille au XVIe siècle, appartiennent au groupe Vicat depuis 1984. Actuellement, avec170 salariés, elles développent deux activités principales :
– la fabrication et la commercialisation de différentes gammes de papier : papiers de cuisson, papiers sécurisés, papiers pour le contact alimentaire.
-la fabrication et la commercialisation de papiers de sacs et de sacs adaptés à des besoins spécifiques et exigeants qui vont des sacs pour expédition et vente de ciments, farines et autres matériaux, aux sacs personnalisés pour le commerce de luxe.
Accueillis par M Thierry Meilland-Rey, Directeur Industrie Minérale qui a présenté le groupe Vicat et l’usine de Vizille, nous avons écouté M David Darmon, Directeur Général de l’entreprise, qui a présenté les divers produits élaborés à partir des 5000 t par an de papier fabriqué à Vizille : papier alimentaire, de sécurité, de papier pour joints de plaques, papiers décors. Il a insisté sur l’indispensable présence de la société aux salons internationaux où s’affronte les concurrents mondiaux du secteur.
Nous avons ensuite visité l’usine où l’unique machine met en forme toutes les gammes de papiers à partir de pâte à papier achetée, les halls où les papiers sont traités, décorés, contrôlés, ainsi que la sacherie.

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Février 2018 Exposition « Lumière, le cinéma inventé » au Musée des Confluences à Lyon

De l’autochrome au cinématographe, l’épopée technique, artistique et industrielle des frères Lumière, c’est ce que retrace cette superbe exposition temporaire au Musée des Confluences à Lyon, que nous avons visitée le 8 février 2018.
L’exposition retrace l’histoire du cinéma à partir des premiers appareils (kinétographes, kinétoscopes) mis au point pour visionner les images, puis les premières suites de prises de vues, puis les premiers films réalisés par divers inventeurs (WKL Dickson, Th Edison…).
L’exposition se focalise sur l’invention des frères Lumière qui, les premiers, ont réussi à projeter des films photographiques sur grand écran (1895). Ainsi, elle fait découvrir leur document sur la sortie d’usine d’ouvrières et ouvriers ; la salle de leur première projection publique payante, à Paris, est reconstituée. Elle fait aussi remarquer l’apport significatif des frères Lumière dans le domaine de la photo couleur, à partir des plaques de verre « autochrome », qu’il considère comme sa plus originale invention. De magnifiques images sur ces plaques illustrent l’évolution de la finesse des images et des nuances obtenues grâce à l’emploi de divers supports pour filtrer la lumière, dont le meilleur est la fécule de pomme de terre.
Enfin l’expo retrace les débuts de l’industrie cinématographique, soulignant le rôle majeur qu’ont joué les frères lumière et de C Pathé à son essor.

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Lumiere plaque maquette de l’usine

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Lumiere photo couleur

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Kineto

18 octobre 2018, visite commentée de la distillerie Charles Meunier & Succeseurs

Distillerie Charles Meunier & Successeurs.
Visite des lieux de production par la gérante, et Éric, distillateur de métier,
racontée par Aurélie, nouvelle Aphidienne qui a suivi la visite.

L’art délicat de la distillation résulte de principes scientifiques au départ. Cependant, il met à l’épreuve bien d’autres aptitudes. Car la distillation est résolument un métier d’artisan : le distillateur doit savoir user de tous ses sens, bien plus que de principes théoriques.

D’abord, l’arôme des plantes.
Le premier des sens sollicité lors de la visite est l’odorat. Nous pouvons dès l’entrée sentir le délicat parfum de plantes remué par les distillateurs. Puis nous entrevoyons quelques aspects du monde secret des plantes qui donnent leur arome aux liqueurs de Meunier
Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799), né et mort à Conches, près de Genève, est un physicien, géologue et naturaliste genevois considéré comme l’un des fondateurs de l’alpinisme. Ses recherches eurent notamment pour cadre les Alpes, et plus particulièrement le massif du Mont-Blanc. Il est au plus près des plantes et des montagnes, en particulier des plants de génépi.
Le terme génépi désigne différentes espèces d’armoises du genre Artemisia (famille des Astéracées) que l’on rencontre exclusivement en montagne (mais qui compte aussi des espèces de plaine, en particulier l’absinthe). La plante pousse dans les Alpes et dans la cordillère des Andes (en particulier dans des massifs de Bolivie), sur les moraines et autres monticules de pierres, entre 2 500 et 3 200 mètres d’altitude.
Le terme désigne aussi la liqueur obtenue par macération alcoolique des parties aériennes de la plante.

De nos jours la distillerie Meunier fait appel à une herboristerie qui prépare les plantes pour ses différentes recettes et les livre prêtes à l’emploi à la distillerie. Les plantes sélectionnées sont celles qui sont le plus parfumées, qui viennent de l’Europe et d’Afrique du Nord.

Puis, la place de Meunier dans l’histoire des spiritueux dauphinois.
En 1809, quand le liquoriste Meunier s’installe, le Dauphiné est terroir des distilleries. Barthélémy Rocher fabrique des eaux-de-vie et liqueurs de fruits à La Côte-Saint-André (Isère) depuis 1705. Mathieu Teisseire élabore divers sirops et liqueurs à Grenoble depuis 1720, en particulier son fameux Ratafia de cerise. Cette liqueur, spécialité dauphinoise, tire son nom de la cerise ratafia, essentiellement produite autour de Saint-Hilaire-du-Rosier de la taille d’une griotte, de couleur noire, ronde et fruitée, aux arômes fins et prononcés. Dans sa pharmacie, le monastère de la Grande-Chartreuse près de Grenoble, produit l’Élixir Végétal de la Grande Chartreuse très renommé ; sa recette originale nécessite 130 plantes et titre 69° d’alcool. Claude Brun a inventé le China-China (1808) puis fondé la distillerie Brun-Pérod Cie en 1817, à Voiron.

La distillerie créée par Charles Meunier à Voiron se spécialise dans la distillation de plantes et notamment du Génépi. Elle déménage en 1984 à La Buisse (Pays Voironnais), puis en 1991 à Saint-Quentin-Sur-Isère, au pied du Vercors.

L’histoire de la distillerie, c’est aussi la grande saga des Meunier
Charles, le fondateur
Entre la date la naissance de la distillerie et 1821, Charles Meunier met au point un assemblage d’esprit de plantes dont l’élément principal est le génépi, et parvient à fixer les formules originales de la liqueur basée sur l’Artemisia Mutellina qui est très parfumée. Ses 4 premiers produits sont au-delà de 55°-65° d’alcool, aujourd’hui interdits à la vente.

Jeanne, épouse et successeur
En 1810, Charles MEUNIER épouse Jeanne-Amable Toscan du Plantier qui jouera un rôle déterminant dans la mise au point des liqueurs et le développement de la distillerie. Elle fut la talentueuse interprète de 3 grandes liqueurs dauphinoises – China-China, liqueur d’oranges amères, Ratafia, liqueur de cerises, Grand Olan, liqueur de 23 plantes – auxquelles elle ajoutât sa touche personnelle et pour féminiser ces produits elle sucre et baisse le degré d’alcool. Lorsque la communauté des Chartreux est dispersée par les événements politiques, Jeanne-Amable Toscan du Plantier héberge quelques-uns des moines qui lui donnent une de leur recette. Il s’ensuit un long contentieux, et la distillerie Meunier modifiera sa recette pour permettre aux 2 produits d’exister simultanément.
Charles et Jeanne eurent 10 enfants, les fils travaillant à la distillerie, les filles à la vente dans les boutiques. A la mort de Charles, l’entreprise devient A. MEUNIER mère & Fils.
Puis Henri MEUNIER Fils à partir de 1880.
Henri, petit-fils de Charles, fut l’initiateur de nouveaux procédés et standards de qualité. Il fait des recherches sur l’infusion et étend la gamme de produits qui sont régulièrement primés depuis, notamment aux expositions universelles de Paris en 1886, ou encore à Bruxelles ou à Melbourne.
Henri MEUNIER Fils revend la distillerie à la famille Barbe peu avant son décès, famille qui n’a aucun lien avec la famille Meunier, et qui n’en n’est plus propriétaire depuis 1975.

La salle des plantes
Les sens sollicités lors de la suite de cette visite sont la vue puis le toucher. Sentir les plantes de Verveine, Hysope, Sarriette, Romarin, dans de grands sacs, les frotter rapidement et fort entre les paumes des mains jusqu’à ce qu’un délicat parfum fleuri s’exhale de la plante.
Le génépi utilisé dans la distillerie Meunier vient des Alpes Italiennes ; en France il est interdit aux particuliers d’en cueillir plus que 4 grammes par jour par personne.

Ces plantes sont mises à macérer ou à infuser dans de l’alcool pour lui communiquer son arôme. Meunier prépare 90% des produits à partir d’alcool neutre obtenu par fermentation du jus de betterave ou de substrats betteraviers. Rarement, la distillerie utilise l’alcool de Grains, qui donne du gras et augmente la longueur en bouche. Il est produit par Tereos, groupe coopératif sucrier français de dimension internationale (siège administratif au 11 Rue Pasteur, 02390 Origny-Sainte-Benoite).

L’Alambic STUPFLER et la distillation (latin distillare= »tomber goutte à goutte ») dans l’alambic (de l’arabe al-ambic= »vase à distiller ») :
L’appareil se compose du chaudron, de la colonne de rectification et du condensateur contenant le serpentin. Les éléments sont en cuivre, métal bon conducteur de la chaleur qui permet d’éliminer certains composés sulfureux, sous-produits de la distillation. Ses propriétés sont utilisées au mieux par la forme des éléments qui maximise son contact avec le distillat.
C’est le chaudronnier Jean-Louis Stupfler (114-116 Avenue Alexis Capelle, 33130 Bègles) qui l’a fabriqué en 1991, dans la région de Bordeaux, sur commande de la distillerie Meunier (17 à 24 mois d’attente). Il est le directeur d’ALAMBICS STUPFLER®, compagnie fondée en 1925 par son grand-père, spécialisée dans les alambics de très haut de gamme. Jean-Louis Stupfler a fait évoluer le traditionnel alambic charentais en le dotant d’une colonne de rectification munie de plateaux constitués de paniers finement alvéolés. Elle permet de distiller rapidement, d’extraire tous les alcools de cœur (70 à 90 %) et des alcools plus ronds, de meilleure qualité, ne nécessitant pas ou peu de vieillissement. On peut contrôler la chaleur par la quantité d’eau admise dans la colonne et créer ainsi, une multitude de plateaux virtuels.
Éric nous explique que le nettoyage se fait par renversement et qu’il faut ouvrir les vannes aux moments adéquats car l’alambic implose s’il y a trop de pression dans la colonne de rectification.

La distillation
La distillation sépare l’alcool éthylique de l’eau par chauffage entre les températures d’ébullition de l’alcool (78,5° C) et de l’eau (100° C).
Au départ le moût – suc des végétaux obtenu par pressurage de macération ou infusion de végétaux ou bien d’extraits de végétaux, destiné à la fermentation alcoolique – est mis à bouillir dans le chaudron coiffé d’un tuyau qui se termine dans un condensateur. La vapeur, plus riche en alcool, plus volatil, monte dans le condenseur où elle se concentre pour donner un distillat – alcoolat, dans le cas des liqueurs – titrant aux alentours de 70% à 80%. L’opération dure 7 à 10 heures. 100 litres d’alcool pur, utilisé pour préparer le moût, donnent 85 à 90 litres de produit fini après distillation.

Stockage, filtration, mise en bouteille dans la chaine de production.
Après distillation, la liqueur est élaborée par assemblage d’alcoolats, de macérations et de sucre (Sucre Semoule Tamisé « à pâtisser » de la marque « CristalCo PRO*** », haut de gamme de la qualité N°2 définie par la réglementation de l’Union Européenne. Il est, grâce à sa grande régularité et sa finesse, le produit utilisé traditionnellement par les artisans et industriels. Cristalco l’extrait de végétaux divers : betteraves, sucre de canne et édulcorants d’origine naturelle).

La liqueur est ensuite stockée en futs, où elle vieillit de 1 à 15 ans : Génépi Cognac, Génépi Hors d’Âge, Génépi Sec, Eau de Noix, Bicentenaire, etc.
Les fûts d’une contenance de 250 et 300 Litres, sont en bois, ici en chêne américain, ce qui apporte un côté douceur dans le produit fini. Les uns sont fabriqués par la Tonnellerie Magreñan. (Tonelería Magreñan, S.L.U. Avda. del Ebro s/n – 26540 Alfaro (La Rioja) – España). Les autres viennent de la Tonnellerie Bouyoud, (Route Nationale 92 – 38160 Saint Sauveur, FRANCE). Créée en 1905, depuis plus de 4 générations, elle est intégrée depuis 1996 dans le Groupe François Frères ; de nos jours, elle répare plus qu’elle ne produit.
Pour éliminer les dépôts divers, tels que le tanin, après stockage, les liqueurs sont filtrées par forçage sous pression à travers une multitude de fines plaques de coton. Puis elles sont mises en bouteille.
Comme la plupart des opérations, la finition – bouchonnage, cirage, étiquetage – est faite manuellement.

La distillerie Meunier est une entreprise artisanale ; sur ses 13 salariés, 5 personnes dont Éric le Maître Distillateur, assurent une production d’environ 320 000 bouteilles à l’année (1000 à 3000 bouteilles par jour) de tous produits et toutes gammes confondus. Les produits sont écoulés surtout en région, dans les stations d’altitude en particulier.

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23 Novembre 2017 Visite des Jardins de l’Innovation sur le site d’Orange Labs à Meylan

Espace M2M

Orange Labs, dont l’activité a débuté en 1991, abrite désormais les Jardins de l’Innovation, 28 av du Vieux Chêne à Meylan (Inovallée). Orange Labs est installé dans les bâtiments précédemment occupés par le Centre de Microélectronique du Centre National d’Etudes des Télécommunications (CNET). Cet ensemble, construit en 1979-80 et alors baptisé le Centre Norbert Ségard, la disposition des bâtiments figure un cristal de silicium.
Nous avons été accueillis par Elise Moussy qui, avec ses collaborateurs, avait préparé une conférence particulièrement bien illustrée, accompagnée de démonstrations à l’appui des matériels innovants réalisés sur le site.
En préalable, la projection d’un film sur l’histoire de France-Télécom- Orange, a permis de prendre connaissance de l’évolution de l’entreprise.
Nous avons ensuite découvert successivement :
-l’Internet des objets, au travers de la démonstration « Pop’s », petit module qui, par le web, met en relation les personnes avec les objets ou les objets entre eux. Il s’agit d’objets du quotidien mais également de machines et d’applications professionnelles : bracelet de suivi d’activité physique, compteur électrique, balance dans une salle de bain, voiture, thermostat d’une maison… Ces divers objets, dotés de puces électroniques et de connectivité, sont désormais en mesure de communiquer des données en temps réel.
– Le réseau LoRa et notamment :
Le Big Data permet la gestion de services à partir de la géolocalisation ou du comptage d’objets ou de personnes : location de véhicules en libre-service, disponibilités sur parking, gestion de flux pour le bâtiment…, de mesures de niveaux : vidange de containers d’ordures ménagère, salage de voies piétonnes…
Les Gestes d’Orange. Application Smartphone (Brevet unique) qui illustre comment l’intelligence technologique est mise au service des utilisateurs Orange : raccourcis gestuels dont plusieurs participants ont testé l’application en dessinant d’un doigt une lettre sur un écran de smartphone.

6 octobre 2017 Visite d’Aquapole, Fontanil-Cornillon

6 octobre 2017
Visite d’Aquapole, Fontanil-Cornillon
Sous la conduite de M Etienne Leclerc, Directeur d’Aquapole, nous avons découvert les installations et les procédés mis en œuvre par Grenoble Alpes Métropole pour l’extension et la modernisation des filières de traitement des eaux usées et des nuisances olfactives.
De la station d’épuration à l’unité de traitement d’Aquapole.
Mise en service en 1989, la station d’épuration, située sur la commune de Fontanil Cornillon, entre l’Isère et l’autoroute A 49, traitait les eaux usées des communes de la Metro.
En 2010, un plan de modernisation destiné à améliorer la dépollution des eaux a été élaboré sur la base des traitements suivant :
-l’élimination de l’azote organique et ammoniacal.
-la couverture et la désodorisation des bassins.
-la méthanisation des boues.
-et par la valorisation du biogaz produit par ce procédé.
Les travaux ont représenté un investissement cumul é de 50M€
Quelques chiffres (2015)
-85millions de m3 annuels d’eaux usagées (eaux pluviales et eaux industrielles de 450000 habitants.
-9000tonnes de boues traitées par an.
-1800km de canalisation, 132 stations d’épuration et de relèvement.
-55 communes raccordées représentant 475318 habitants.
Les effectifs
29 agents travaillent à la station d’Aquapole auxquels il faut ajouter sur le terrain 53 agents, 6 techniciens et 3 contrôleurs de travaux.
Les innovations énergétiques
– La méthanisation : les eaux épurées de la station sont aptes à être rejetées dans l’Isère grâce à l’incinération des boues issues du traitement des eaux usées. Sont ainsi produits 10000m3/jour
– La valorisation du biogaz : la méthanisation des boues produit du biogaz qui est transformé en biométhane par une unité d’épuration. Le biométhane est alors dirigé vers un poste d’injection qui permet de contrôler sa qualité avant d’être injecté dans le réseau de gaz nature.

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15 juin 2017 Journée Montalieu-Vercieu

15 juin 2017
Journée Montalieu-Vercieu
Maison de la Pierre au Ciment et Cimenterie VICAT
En 1817, nait dans l’esprit de Louis Vicat, polytechnicien, jeune ingénieur des Ponts et Chaussées, l’idée d’une « chaux factice » appelée par la suite, « ciment artificiel ».
Notre département est depuis l’origine, un des premiers fabricants de ciment artificiel et demeure, grâce à plusieurs sites, un des principaux producteurs de ce matériau.
L’histoire du matériau et de son exploitation est bien illustrée par la visite de deux établissements situés sur la commune de Montalieu-Vercieu :
– La Maison de la Pierre au Ciment
– La cimenterie Vicat, site emblématique du groupe Vicat
La Cimenterie Vicat
Accompagnés à proximité immédiate des principales installations du procédé de fabrication, nous avons découvert, sous la conduite d’un salarié de l’encadrement, l’impressionnant hall de stockage, le broyage de la pierre à ciment, le four rotatif qui la transforme en clinker, le broyage du mélange clinker et additifs qui forme le ciment, et enfin le stockage et l’ensachage du ciment, la palettisation, et les expéditions, sans omettre la salle de contrôle de l’ensemble des opérations qui permettent à 90 salariés de produire 2 millions de tonnes de ciment par an.
Cette visite complétait la visite de :
La maison de la Pierre et du Ciment
La Maison de la Pierre au Ciment retrace l’histoire des carrières de Montalieu-Vercieu, au cœur d’un bassin d’extraction et de taille de la pierre, lequel connut, un essor remarquable au XIXème siècle. A ce jour, une douzaine d’entreprises perpétuent cette activité.
Après une salle consacrée aux ressources géologiques locales, nous avons découvert la filière « pierre », de l’extraction au produit fini, ainsi que l’espace Louis Vicat qui retrace l’invention du ciment artificiel par Louis Vicat.
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