3 janvier 2020 Stephane REVEL

Visite du Haut Fourneau de Saint Vincent de Mercuze 16 octobre 2019

Le Haut Fourneau de Saint Vincent de Mercuze , haut lieu de la sidérurgie dans le Grésivaudan est un
témoin majeur de l’histoire industrielle de la région au 18 ème siècle.
Propriété de la famille de Marcieu, c’est vers 1700 qu’un haut fourneau est construit à la Combe
d’Alloix dont l’activité peut être résumée selon deux périodes.
La première période d’exploitation du fer couvre le XVIIIe siècle.
L’exploitation du fer se concentre sur le flanc occidental et plus particulièrement dans la région
d’Allevard, centre d’exploitation du fer depuis le XIe siècle. Le minerai utilisé provient des mines
exploitées dans cette région dont la concession a été accordée au marquis de Marcieu. Il est
acheminé des fosses des environs d’Allevard par voie terrestre, à dos de mulets ou par voie fluviale
grâce à un bac établi entre le Cheylas et le port de Sainte-Marie d’Alloix. Le bois provient des forêts
situées sur la commune de Saint Bernard du Touvet et à l’Aulp du Seuil. Le minerai utilisé provient
des mines exploitées
En temps de paix, ce haut fourneau alimente , sous forme de gueuses, entre autres, la fonderie de
canons de Saint Gervais, les forges d’Allevard et de Rives.
La seconde phase de l’exploitation se situe entre le 19 pluviose an II et 1838
Placé sous séquestre pendant la Révolution, le haut fourneau a été rendu à la famille de Marcieu et
remis en marche sous la direction d’un régisseur.
Entre 1812-1813, Emile Gaymard , ingénieur en chef des Mines, intervient pour la reconstruction, sur
un nouveau plan, du haut fourneau qui comprend dorénavant 3 voutes de services dont une pour la
coulée et 2 pour le travail.
En 1839, la métallurgie dauphinoise est en crise ce qui entraina une réorganisation de la fonderie en
1856-1858. Toutefois, en raison d’un tarissement des filons d’Allevard et des nouvelles conditions de
la production et du marché du fer en France, les dernières coulées ont eu lieu en 1863

The Blast Furnace of Saint Vincent de Mercuze, the Mecca of the iron and steel industry in the Grésivaudan, is a
major witness of the industrial history of the region in the 18th century.
Owned by the de Marcieu family, it was around 1700 that a blast furnace was built at La Combe.
of Alloix, whose activity can be summarized according to two periods.
The first period of iron exploitation covers the 18th century.
Iron mining was concentrated on the western flank and more particularly in the
of Allevard, centre of iron exploitation since the 11th century. The ore used comes from the mines
exploited in this region, the concession of which was granted to the Marquis de Marcieu. It is
transported from the pits in the vicinity of Allevard by land, by mule or by waterway
thanks to a ferry established between the Cheylas and the port of Sainte-Marie d’Alloix. The wood comes from the forests
located in the commune of Saint Bernard du Touvet and Aulp du Seuil. The ore used comes from
of exploited mines
In times of peace, this blast furnace feeds, in the form of sluices, among others, the foundry of
canons of Saint Gervais, the forges of Allevard and Rives.
The second phase of the operation took place between 19 rainfall year II and 1838.
Placed in receivership during the Revolution, the blast furnace was returned to the family of Marcieu and
restarted under the direction of a stage manager.
Between 1812 and 1813, Emile Gaymard , chief engineer of the Mines, intervenes for the reconstruction, on
a new blast furnace plan that now includes 3 service vaults, including one for the
casting and 2 for work.
In 1839, metallurgy in the Dauphiné region was in crisis, which led to a reorganization of the foundry in
1856-1858. However, due to a drying up of the Allevard seams and new conditions of
production and the iron market in France, the last castings took place in 1863.